Gilles D’Elia

gilles-delia-metroGilles D’Elia se positionne exclusivement en photographe, et absolument pas en artiste ni moins encore en plasticien.

Aussi revendique-t-il comme seule profession de foi cette déclaration de Walker Evans : « Ce dont je ne cesse de parler dégage une pureté, une rigueur, une immédiateté qui s’obtiennent par absence de prétention à l’art, dans une conscience aiguë du monde ».

Comme Evans, Gilles D’Elia fut inspiré dans sa compréhension des choses esthétiques par la célèbre sentence du personnage Stephen Dedalus : « l’Histoire est un cauchemar dont j’essaie de m’éveiller ».

Pour Gilles D’Elia, l’Histoire de l’art est le cauchemar du créateur qui ne pourra en venir à bout qu’en vivant et en créant contre son temps, en ennemi déclaré de l’art, du marché, de la mode, de la culture et de l’État. (Autrement dit, cette conscience aiguë du monde dont parlait Walker Evans est tout à la fois ce qui fait un photographe et un citoyen.)

Gilles D’Elia revendique ainsi d’être toujours fidèle au « moment où la photographie parvient à conquérir son autonomie par rapport aux autres arts‚ et même par rapport à l’art tout court ».

> Exposition à la Galerie 77 : Épisode #1 (septembre / octobre 2015)
> Sites web : www.gillesdelia.fr  /  « Journal d’un photographe »